Archives pour la catégorie Werber

L’encyclopédie du savoir Relatif et Absolu … par Bernard Werber ! ! !

Mouvement de voyelles :

Dans plusieurs langues anciennes, égyptien, hébreu, phénicien, il n’éxiste pas de voyelles, il n’y a que des consonnes. Les voyelles représentent la voix. Si par une représentation graphique, on donne la voix au mot, on lui donne trop de force car on lui donne en même temps la vie.

Un proverbe dit  » Si tu étais capable d’écrire parfaitement le mot armoire, tu recevrais le meuble sur la tête « .

Les Chinois ont eu le même sentiment. Au VIIIème siècle, le plus grand peintre de son temps, Wu Daozi, fut convoqué de représenter un dragon parfait. L’artiste le peignit en entier à l’exception des yeux.  » Pourquoi as-tu oublié les yeux ?  » interrogea l’empereur.  » Parce que si je dessinais les yeux, il s’envolerait  » , répondit Wu Daozi. L’empereur insista, le peintra traça les yeux et la légende assure que le dragon s’envola.

 

Thélème :

En 1534, François Rabelais proposa sa vision personnelle de la cité idéale en décrivant dans Gargantua l’abbaye de Thélème. Pas de gouvernement car, pense Rabelais :  » Comment pourrait-on gouverner autrui quand on ne sait pas se gouverner soi-même ?  » Sans gouvernement, les Thélémites agissent donc  » selon leur bon vouloir  » avec pour devise :  » Fais ce que voudras  » Pour que l’utopie réussisse, les hôtes de l’abbaye sont triés sur le volet. N’y sont admis que des hommes et des femmes bien nés, libres d’esprit, instruits, vertueux, beaux et  » bien naturés « . On y entre à dix ans pour les femmes, à douze pour les hommes. Dans la journée, chacun fait donc ce qu’il veut, travaille si cela lui chante et, sinon, se repose, boit, s’amuse, fait l’amour. Les horloges ont été supprimées, ce qui évite toute notion du temps qui passe.On se réveille à son gré, mange quand on a faim. L’ agitation, la violence, les querelles sont bannies. Des domestiques et des artisans installés à l’extérieur de l’abbaye sont chargés des travaux pénibles.

Rabelais décrit son utopie. L’établissement devra être construit en bord de Loire, dans la forêt de Port-Huault. Il comprendra neuf mille trois cent trentre-deux chambres. Pas de murs d’enceinte car  » les murailles entretiennent la conspiration « . Chaque bâtiment sera haut de six étages. Un tout-à-l’égout débouchera dans le fleuve. De nombreuses bibliothèques, un parc enrichi d’un labyrinthe et une fontaine au centre.

Rabelais n’était pas dupe. Il savait que son abbaye idéale serait forcément détruite par la démagogie, les doctrines absurdes et la discorde, ou tout simplement par des broutilles, mais il était convaincu que cela valait quand même la peine d’essayer.

 

Le cheval Hans :

En 1904 la communauté scientifique internationale entra en ébullition. On croyait avoir enfin découvert  » un animal aussi intelligent qu’un homme « . L’animal en question était un cheval de huit ans éduqué par un savant autrichien, le professeur von Osten. A la vive surprise de ceux qui lui rendaient visite, Hans, le cheval, paraissait avoir parfaitement compris les mathématiques modernes. Il donnait des solutions exactes aux équations qu’on lui proposait, il savait aussi indiquer précisément quelle heure il était, reconnaître sur des photographies des gens qu’on lui avait présentés quelques jours plus tôt, résoudre des problèmes de logique.

Hans désignait le objets du bout du sabot et communiquait les chiffres en tapant sur le sol. Les lettres étaient frappées une à une pour former des mots. Un coup pour le « a », deux pour le « b »,trois pour le « c » et ainsi de suite.

On soumit Hans à toutes sortes d’expériences et le cheval prouva régulièrement ses dons. Des zoologistes, des biologistes, des physiciens et pour finir des psychologues et des psychiatres se déplacèrent du monde entier pour rencontrer Hans. Ils arrivaient sceptiques et repartaient déconcertés. Ils ne comprenaient pas où était la manipulation et finissaient par admettre que cet animal était vraiment  » intelligent « .

Le 12 Septembre 1904, un groupe de treize experts publia un rapport rejetant toute possibilité de supercherie. L’affaire fit grand bruit et le monde scientifique commença à s’habituer à l’idée que ce cheval était vraiment aussi intelligent qu’un homme. Oskar Pfungst, l’un des assistans de von Osten, perça enfin le mystère. Il remarqua que Hans se trompait dans ses réponses chaque fois que la solution du problème qu’on lui soumettait était inconnue des personnes présentes. De même si on lui mettait des oeillères qui l’empêchaient de voir l’assistance, il échouait à tous les coups. La seule explication était donc que Hans était un animal extrêmement attentif qui, tout en tapant du sabot, percevait les changements d’attitude des humains alentour. Il sentait l’excitation monter quand il approchait de la bonne solution. Sa concentration était motivée par l’espoir d’une récompense alimentaire.

Quand le pot aux roses fut découvert, la communauté scientifique fut tellement humiliée de s’être laissé aussi facilement berner qu’elle bascula dans un scepticisme systématique face à toute expérience ayant trait à l’intelligence animale. On fait encore état dans beaucoup d’universités du cas du cheval Hans comme un exemple caricatural de tromperie scientifique. Cependant le pauvre Hans ne méritait ni tant de gloire ni tant d’opprobre ( j’ai cherchais Ce que Opprobre signifie  » accompagné d’un exemple d’utilisation «  ). Après tout, ce cheval savait décoder des attitudes humaines au point de se faire passer temporairement pour un égal de l’homme. Mais peut-être l’une des raisons d’en vouloir si fort à Hans est plus profonde encore. Il est désagréable à l’espèce humaine de se savoir transparente pour un animal.

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Nombre d’or :

Le nombre d’or est un rapport précis grâce auquel on peut construire, peindre, sculpter en enrichissant son oeuvre d’une force cachée. A partir de ce nombre ont été construits la pyramide de Chéops, le temple de Salomon, le Parthéon et la plupart des églises romanes. Beaucoup de tableaux de la Renaissance respectent eux aussi cette proportion. On dit que tout ce qui est bâti sans respecter quelque part cette proportion finit par s’effondrer.

On calcule ce nombre d’or de la manière suivante : (1+√5) / 2 = 1,618033988

Tel est le secret millénaire. Ce nombre n’est pas qu’un pur produit de l’imagination humaine. Il se vérifie aussi dans la nature. C’est par exemple le rapport d’écartement entre les feuilles des arbres afin d’éviter que, mutuellement, elles ne se fassent de l’ombre. C’est aussi le nombre qui définit l’emplacement du nombril par rapport à l’ensemble du corps humain.

 

Conscience du futur :

Qu’est ce qui différencie l’homme des autres espèces animales ? Le fait de posséder un pouce opposables aux autres doigts de la main ? Le language ? Le cerveau hypertrophié ? La position verticale ? Peut-être est-ce tout simplement la conscience du futur. Tous les animaux vivent dans le présent et la passé. Ils analysent ce qui survient et le comparent avec ce qu’ils ont déjà expérimenté.

Par contre l’homme, lui, tente de prévoir ce qui se passera. Cette disposition à apprivoiser le futur est sans doute apparue quand l’homme, au néolithique, a commencé à s’intéresser à l’agriculture. Il renonçait dès lors à la cueillette et à la chasse, sources de nourritures àléatoires, pour prévoir les récoltes futures. Il était désormais logique que la vision du futur devienne subjective et donc différente pour chaque être humain. Les humains se sont donc mis tout naturellement à élaborer un language pour décrire ces futurs. Avec la conscience du futur est né le language qui le décrirait. Les langues anciennes disposaient de peu de mots et d’une grammaire simpliste pour parler du futur alors que les langues modernes ne cessent d’affiner cette grammaire.

 

Paradoxe d’Épiménide :

A elle seule, la phrase  » cette phrase est fausse  » constitue le paradoxe d’Épiménide. Quelle phrase est fausse ? Cette phrase. Si je dis qu’elle est fausse, je dis la vérité. Donc elle n’est pas fausse. Donc elle est vraie. La phrase renvoie à son propre reflet inversé. Et c’est sans FIN.

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Psychopathologie de l’échec :

Pourquoi autant de gens sont-ils attirés par la chaleur rassurante de la défaite ? Peut-être qu’une défaite ne peut être que le prélude à un revirement alors que la victoire tend à nous encourager à garder le même comportement. La défaite est novatrice, la victoire est conservatrice. Tous les humains sentent confusément cette vérité. Beaucoup parmi les plus intelligents sont ainsi tentés de réussir non pas la plus belle victoire mais la plus belle défaite.

Hannibal fit demi-tour devant Rome offerte. César insista pour aller aux ides de mars. L’armée écossaise de Charles Edouard Stuart refusa d’entrer dans Londres qu’elle avait pourtant conquise. Napoléon annonça la retraite à Waterloo alors que la bataille était probablement gagnée. Et que dire de toutes ces stars du show-business qui tout à coup tombent dans l’alcool, la drogue, ou se suicident sans aucune raison logique ? Elle n’arrivaient pas à supporter la gloire, elles ont donc sciemment organisé leur défaite.

Tirons la leçon de ces expériences passées. Derrière beaucoup de prétendues réussites, il n’y a qu’une volonté de se hisser au plus haut plongeoir pour bien se planter de manière spectaculaire.

 

Baiser :

Parfois, on me demande ce que l’homme a copié chez la fourmi. Le baiser sur la bouche. On a longtemps cru que les Romains de l’Antiquité avaient inventé le baiser sur la bouche plusieurs centaines d’années avant notre ère.  En faite, ils se sont contentés d’observer les insectes. Ils ont compris que lorsqu’elles se touchaient les labiales, les fourmis produisaient un acte généreux qui consolidait leur société. Ils n’en ont jamais saisi la signification complète mais ils se sont dit qu’il fallait reproduire cet attouchement pour retrouver la cohésion des fourmilières. S’embrasser sur la bouche, c’est mimer une trophalaxie. Mais dans la vraie trophalaxie, il y a régurgitation du jabot social et don de nourriture, alors que dans le baiser humain il n’y a qu’un vague échange de salive.

 

De l’intérêt de la différence :

On a longtemps cru que c’était le spermatozoïde le plus rapide qui réussissait à féconder l’ovule. Il n’en n’est rien. Plusieurs centaines de spermatozoïdes parviennent en même temps autour de l’oeuf. Et ils restent là à attendre, dandinant du flagelle. Un seul d’entre eux sera élu.

C’est donc l’ovule qui choisit le spermatozoïde gagnant parmi toute la masse de quémandeurs qui se pressent à sa porte. Selon quels critères ? Les chercheurs se sont longtemps posé la question. Ils ont récemment trouvé la solution : l’ovule jette son dévolu sur  » celui qui présente les caractères génétiques les plus différents des siens « .

Question de survie. L’ovule ignore qui sont les deux partenaires qui s’étreignent au-dessus de lui, alors il cherche tout simplement à éviter les problèmes de consanguinité. La nature veut que nos chromosomes tendent à s’enrichr de ce qui leur est différent et non de ce qui leur est similaire.

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Princesse de la nuit :

On la voit au début de la nuit et à la fin du matin. On la voit deux fois dans l’année. Et elle apparaît losrqu’on regarde la lune.

Qui est-ce ?

 

Syndrome de Bambi :

Aimer est parfois aussi périlleux que haïr.

Dans les parcs nationaux d’Europe et d’Amérique du Nord, le visiteur rencontre souvent des faons. Ces animaux semblent esseulés et solitaires même si leur mère n’est pas loin. Attendri, heureux de s’approcher d’un animal peu farouche aux allures de grande peluche, le promeneur est tenté de caresser l’animal. Le geste n’a rien d’agressif, au contraire, c’est la douceur de la bête qui entraîne ce mouvement de tendresse humaine.

Or cet attouchement constitue un geste mortel. Durant les premières semaines, en effet, ma mère ne reconnaît sont petit qu’à son odeur. Le contact humain, si affectueux soit-il, va imprégner le faon d’effluves humains. Ces émanations poluantes, mêmes infimes, détruisent la carte d’identité olfactive du faon qui sera aussitôt abandonné par l’ensemble de sa famille. Aucune biche ne l’acceptera plus et le faon sera automatiquement condamné à mourir de faim. On nomme cette caresse assassine  » Syndrome de Bambi  » ou encore  » Syndrome de Walt Disney  » .

 

Orientation :

La plupart des grandes épopées humaines se sont accomplies d’Est et Ouest. De tout temps, l’homme a suivi la course du soleil, s’interrogeant sur le lieu où s’abîmait la boule de feu. Ulysse, Christophe Colomb, Attila … tous ont cru qu’à l’ouest était la solution. Partir vers l’ouest, c’est vouloir connaître le futur.

Cependant, si certains se sont demandé où allait le soleil, d’autres ont voulu savoir d’où il venait. Aller vers l’est, c’est vouloir connaître les origines du soleil mais aussi les siennes propres. Marco Polo, Napoléon, Bilbo le Hobbit sont des personnages de l’Est. Ils pensaient qu’il y avait quelque chose à découvrir, là où commencent les journées. Dans la symbolique des aventuriers, il reste encore deux directions. En voici la signification. Aller vers le Nord, c’est chercher des obstacles pour mesurer sa propre force. Aller vers le Sud, c’est rechercher le repose et l’apaisement.

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Deuxième série de deux ^^ ! ! !

 Pouvoir de la pensée :

La pensée humaine peut tout.

Dans les années cinquante, un porte-conteneurs anglais, transportant des bouteilles de vin de Madère en provenance du Portugal, vient débarquer sa cargaison dans un port écossais. Un marin s’introduit dans la chambre froide pour vérifier que tout a vien été livré. Ignorant sa présence, un autre marin referme la porte de l’extérieur. Le prisonnier frappe de toutes ses forces contre les cloisons mais personne ne l’entend et le navire repart pour le Portugal.

L’homme découvre suffisamment de nourriture mais il sait qu’il ne pourra survivre longtemps dans ce lieu frigorifique. Il trouve pourtant l’énergie de saisir un morceau de métal et de graver sur les parois, heure par heure, jour après jour, le récit de son calvaire. Avec une précision scientifique, il raconte son agonie. COmment le froid l’engourdit, gelant son nez, ses doigts et ses orteils. Il décrit comment la morsure de l’air se fait brûlure intolérable.

Lorsque le bateau jette l’ancre a Lisbonne, le capitaine qui ouvre le conteneur découvre le marin mort. On lit son histoire gravée sur les murs. LE plus stupéfiant n’est pas là. Le capitaine relève la température à l’intérieur du conteneur. Le thermomètre indique 19° C. Puisque le lieu ne contenait plus de marchandises, le système de réfrigération n’avait pas été activé durant le trajet de retour. L’homme était mort uniquement parce qu’il  » croyait  » avoir froid. Il avait été victime de se seule imagination.

 

Zombies :

Le cycle de la grande douve du foie constitue certainement l’un des plus grands mystères de la nature . Cet animal mériterait un roman. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un parasite qui prospère dans le foie, en l’occurence des moutons. La douve se nourrit de sang et des cellules hépatiques, grandit puis pond ses oeufs. Mais les oeufs de douve ne peuvent pas éclore dans le foie du mouton. Tout un périple les attend.

Les oeufs quittent le corps du mouton avec ses excréments.Après une période de mûrissement, les oeufs éclosent et laissent sortir une minuscule larve. Laquelle sera consommée par un nouvel hôte, l’escargot. Dans le corps de l’escargot, la larve de douve se multipliera avant d’être éjectée dans les mucosités que crache le gastéropode en période de pluie. Mais elle n’a encore accompli que la moitié du chemin.

Ces mucosités, sortes de grappes de perles blanches, attirent les fourmis, et les douves pénètrent grâce à ce cheval de Troie à l’intérieur de l’organisme insecte. Elles ne demeurent pas longtemps dans le jabot social des myrmécéennes. Elles en sortent en le perçant de milliers de trous, le transformant en passoire qu’elles referment avec une colle qui durcit et permet à la fourmi de survivre à l’incident. Il ne faut surtout pas tuer la fourmi, indispensable pour refaire la jonction avec le mouton. Car, à présent, les larves sont devenues des douves adultes qui doivent retourner dans le foie d’un mouton pour compléter leur cycle de croissance.

Mais que faire pour qu’un mouton dévore une fourmi, lui qui n’est pas insectivore ? Des générations de douves ont dû se poser la question. Le problème était d’autant plus compliqué à résoudre que c’est aux heures fraîches que les moutons broutent le haut des herbes et que les fourmis quittent leur nid aux heures chaudes pour circuler au pied de ces herbes. Comment les réunir au même endroit et aux mêmes heures ?

Les douves ont trouvé la solution en s’éparpillant dans le corps de la fourmi. Une dizaine s’installent dans le thorax, une dixaine dans les pattes, une dixaine dans l’abdomen et une seule dans le cerveau. Dès l’instant où cette unique larve de douve s’implante dans son cerveau, le comportement de la fourmi se modifie. La douve, petit ver primitif proche de la paramécie et donc des êtres unicellulaires les plus frustres, pilote dorénavant la fourmi si complexe. Résultat : le soir, alors que toutes les ouvrières dorment, les fourmis contaminées par les douves quittent leur cité. Elles avancenten somnambules et montent s’accrocher aux cimes des herbes. Et pas de n’importe quelles herbes, celles que préfèrent les moutons : luzerne et bourse-à-pasteur. Tétanisées, les fourmis attendent là d’être broutées.

Tel est le travail de la douve du cerveau : faire sortir tous les soirs son hôte jusqu’à ce qu’il soit consommé par un mouton. Car au matin, dès que la chaleur revient, si elle n’a pas été gobée par un ovin, la fourmi retrouve la contrôle de son cerveau et de son libre arbitre. Elle se demande ce qu’elle fait là, en haut d’une herbe. Elle en redescend vite pour regagner son nid et vaquer à ses tâches habituelles. Jusqu’au soir suivant où, comme le zombie qu’elle est devenue, elle ressortira avec toutes ses compagnes infectées par les douves pour attendre d’être brouttée. Ce cycle pose aux biologistes de multiples problèmes. Première question : comment la douve blottie dans le cerveau peut-elle voir au-dehors et ordonner à la fourmi d’aller vers telle ou telle herbe ? Deuxième question : la douve qui dirige le cerveau de la fourmi mourra au moment de l’ingestion par le mouton. Comment se fait-il qu’elle et elle seule se sacrifie ? Tout se passe comme si les douves avaient accepté que l’une d’elles, et la meilleure, meure pour que toutes les autres atteignent leur but et terminent le cycle.

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Ayant lu une nouvelle fois ce bouquin pleins d’informations dans des domaines aussi étranges ou complémentaires que : Les grandes énigmes du passé, les casse-tête mathématiques, les paradoxes de la physiques quantique … bref de choses plus ou moins intéressantes ( j’en ai choisi plusieurs ). Donc Bernard Werber arrive sur mon blog ….

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La Loi de Parkinson :

La loi de Parkinson ( rienà voir avec la maladie du même nom )veut que plus une entreprise grandit, plus elle engage des gens médiocres et surpayés. Pourquoi ? Tout simplement parce que les cadres en place veulent éviter la concurrence. La meilleure manière de ne pas avoir de rivaux dangereux consiste à engager des incompétents. La meilleure façon de supprimer en eux toute velléité de faire des vagues est de les surpayer. Ainsi les castes dirigeantes se trouvent assurées d’une tranquillité permanente. A contrario, selon la loi de Parkinson tous ceux ayant des idées, des suggestions originales ou des envies d’améliorer les règles de la maison seront systématiquement éjectés. Ainsi, paradoxe moderne, plus l’entreprise sera grande, plus elle sera ancienne, plus elle entrera dans un processus de rejet de ses éléments dynamiques bon marché, pour les remplacer par des éléments archaïques onéreux. Et cela au nom de la tranquilité de la collectivité.

 

Thomas More :

Le mot  » Utopie  » a été inventé en 1516 par l’anglais Thomas More. Du grec µ, préfixe négatif, et topos, endroit,  » Utopie  » signifie donc  » qui ne se trouve en aucun endroit « .

Thomas More était un diplomate, un humaniste ami d’Erasme, doté du titre de chancelier du royaume d’Angleterre. Dans son livre intitulé Utopie, il décrit une île mystérieuse qu’il nomme précisément Utopie et où s’épanouit une société idyllique qui ignore l’impôt, la misère, le vol. Il pensait que la première qualité d’une société  » utopique  » était d’être une société de  » liberté « .

Il décrit son monde idéal : Cent mille personnes vivantsur une île. Les citoyens sont regroupés par familles. Trente familles constituent un groupe qui élit un magistrat, le Syphogrante. Les Syphograntes forment eux-mêmes un conseil, qui élit un gouverneur à partir d’une liste de quatre candidats. Le prince est élu à vie, mais s’il devient tyrannique on peut le démettre. Pour les guerres l’île d’Utopie emploie des mercenaires, les Zapolètes. Ces soldats sont censés se faire massacrer avec leurs ennemis pendant la bataille.  Ainsi l’outil se détruit dès l’usage. Aucun risque de putsh militaire. Sur Utopie il n’y a pas de monnaie, chacun se sert au marché en fonction de ses besoins. Toutes les maisons sont identiques. Il n’y a pas de serrures aux portes et chacun est contraint de déménager tous les dix ans afin de ne pas se figer dans ses habitudes. L’oisiveté est interdite. Pas de femmes au foyer, pas de prêtres, pas de nobles, pas de valets, pas de mendiants. Ce qui permet de réduire la journée de travail a six heures. Tout le monde est tenu d’accomplir un service agricole de deux ans pour approvisionner le marché gratuit. En cas d’adultère ou de tentative d’évasion de l’île, le citoyen d’Utopie perd sa qualité d’homme libre et devient esclave. Il doit alors travailler beaucoup plus et obéir à ses anciens concitoyens.

Disgracié en 1532 parce qu’il désavouait le divorce du roi Henri VIII, Thomas more fut décapité en 1535.

 

Sollicitation paradoxale :

Alors qu’il avait sept ans le petit Ericsson regardait son père qui essayait de faire rentrer un veau dans une étable. Le père tirait fort sur la corde mais le veau se cabrait et refusait d’avancer. Le petit Ericsson éclata de rire et s emoqua de son père. Le père lui dit :  » Fais mieux, si tu te crois plus malin « . Alors il eut l’idée, plutôt que de tirer sur la corde, de faire le tour du veau et de tirer sur sa queue. Aussitôt, par réaction, le veau poussa en avant et entra dans l’étable.

Quarante ans plus tard, cet enfant inventait  » l’hypnose éricssonnienne « , une manière d’utiliser la sollicitation douce et la sollicitation paradoxale afin d’amener les patients à mieux se porter. De même, on peut vérifier quand on est parent que, si son enfant tient sa chambre désordonnée et qu’on lui demande de la ranger, il refusera. En revanche, si on aggrave le désordre en apportant plus de jouets et de vêtements et si on les jette n’importe où, l’enfant dira :  » Arrête papa, ce n’est plus supportable, il faut ranger « .

Si on considère l’histoire,  » la sollicitation paradoxale  » est utilisé consciemment ou inconsciemmenten permanence. Il  a fallu les deux guerres mondiales et des millions de morts pour inventer la SDN puis l’ONU. Il a fallu des excés des tyrans pour inventer les Droits de l’homme. Il a fallu Tchernobyl pour prendre conscience des dangers des centrales atomiques mal sécurisées.

 

Voilà pour aujourd’hui trois petites informations que j’ai choisi après ça plait ou ça plait pas le principal c’est que moi j’aime ça ^^

Bernard Werber ! ! !

Encyclopédie : PANDORE

Son nom signifie  » celle qui a tous les dons « . Prométhée ayant offert le secret du feu aux hommes malgré l’avis de Zeus, ce dernier avait décidé de la châtier ( c’est comme un barbier mais pour les C… ).

Il demanda donc à Héphaïstos de fabriquer une femme parfaite dotée de tous les dons. Héphaïstos fabriqua l’être, et tous les dieux virent les uns après les autres lui conférer leur meilleur talent. Elle jouait extraordinairement bien de la musique, Hermès paracheva le tout en lui offrant un don de parole exceptionnel. Pandore dès lors apparut à Prométhée et à son frère Épiméthée. Prométhée se méfia tout de suite de cette femme trop bien pour être honnête. Mais Épiméthée tomba fou amoureux d’elle et l’épousa.

Zeus offrit au couple en cadeau de mariage une boîte.  » Prenez cette boîte et rangez-la dans un endroit sûr. Mais je vous previens, il ne faudra jamais l’ouvrir « , dit-il. 

(suite…)

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