Pirates des Caraibes 4 : La fontaine de Jouvence, la Critique. Un gros Pétard Mouillé.

Critique du film par Dvdrama !!!

NOTE : 3/10

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Synopsis du Film : Dans cette histoire pleine d’action, où vérité, trahison, jeunesse éternelle et mort forment un cocktail explosif, le capitaine Jack Sparrow retrouve une femme qu’il a connue autrefois. Leurs liens sont-ils faits d’amour ou cette femme n’est-elle qu’une aventurière sans scrupules qui cherche à l’utiliser pour découvrir la légendaire Fontaine de Jouvence ? Lorsqu’elle l’oblige à embarquer à bord du Queen Anne’s Revenge, le bateau du terrible pirate Barbe-Noire, Jack ne sait plus ce qu’il doit craindre le plus : le redoutable maître du bateau ou cette femme surgie de son passé…

 

Critique : Début des années 2000. Disney eut alors une riche idée : transformer une attraction culte en un blockbuster estival, grâce, entre autres, à Jerry Bruckheimer. Le résultat, qui portait le nom de Pirates des Caraïbes : La malédiction du Black Pearl, avait étonné tout le monde, redonné goût aux épopées maritimes et fait naître une nouvelle icône, incarnée avec brio par Johnny Depp. Presque une décennie plus tard, le concept est devenu une trilogie allant decrescendo en termes de qualité. Aujourd’hui, Gore Verbinski, l’homme derrière la saga, a passé le flambeau, préférant les lézards au flibustier ; et a confié son bébé à Rob Marshall, le monsieur comédie musicale glamour d’Hollywood. Le changement paraît de taille. Pourtant, en regardant Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence, tout fier d’être le quatrième épisode annonçant un renouveau, rien n’a été altéré. La structure narrative est la même : une tonne de personnage et de sous intrigues qui parasitent l’histoire principale. Le mélange à destination du grand public aussi : un peu d’humour (trop peu d’ailleurs…), un zeste d’action et une bonne dose d’aventure. En fait, il n’y a guère que Jack Sparrow qui a perdu de sa superbe (la peur de trop en faire ?). Peut-être Keira Knightley et Orlando Bloom lui manquent-ils… En tout cas, pour nous c’est indéniable…

En acceptant la réalisation de Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence, Rob Marshall compose avec deux épées de Damoclès au dessus de la tête. Premièrement, il doit soutenir la comparaison avec l’excellence de La Malédiction du Black Pearl. Deuxièmement, il a pour principal objectif de faire oublier les errements de la franchise, plus occupée à amasser des trésors qu’à nous divertir. Hélas, le challenge était certainement trop inaccessible pour lui. Déjà, il n’offre aucune séquence digne de ce nom, comme avait su le faire Gore Verbinski malgré les scénarii (paradoxalement ses batailles navales impressionnantes nous sauvaient du naufrage). Ensuite, l’apport de Penélope Cruz n’est qu’un leurre. Sur l’affiche, son nom et son minois donnent envie. Mais en passant son temps à se tirer la bourre avec Johnny Depp et son personnage – il est vrai - envahissant, l’actrice espagnole oublie qu’il n’y aura toujours qu’un seul Jack Sparrow. Quand bien même, un homologue féminin serait appréciable. Enfin, Rob Marshall préfère le surnaturel au spectaculaire et est obligé de se coltiner une 3D n’ayant rien à sublimer. En gros, en abandonnant le navire, Gore Verbinski a fini ce qu’il avait amorcé : couler Pirates des Caraïbes dans les eaux troubles, sans bouée de sauvetage.

Maxime CLAUDEL de DvdRama

Bande Annonce du film :

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