Téléchargement illégal , mais que faire quand tout est permis et surtout tellement FACILE ? ?

( sourceAllociné )

C’est une nouvelle plus qu’inquiétante pour l’industrie cinématographique : selon une étude rendue publique par l’ALPA, il se téléchargerait illégalement autant de films en France qu’il y a d’entrées en salles.

Heurs et malheurs de l’industrie cinématographique…Alors que la polémique autour du projet de loi HADOPI ( Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet ) continue de faire rage, notamment à propos des mesures de rétorsion concernant le téléchargement illégal, une étude inédite menée par l’ALPA ( Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle ) entre novembre 2007 et juin 2008 semble fournir un argument massue aux partisans de l’adoption de la loi.

Téléchargement massif

Ce ne sont pas moins de 450.000 téléchargements illégaux et quotidiens de films qui seraient effectués, soit autant que les entrées dans les cinéma, selon l’étude de l’ALPA, une première du genre.  » Nous sommes face à un phénomène majeur qui peut mettre en péril l’industrie du cinéma et de l’audiovisuel «  explique Frédéric Delacroix, délégué général de l’ALPA. Et d’ajouter :  » On ne s’attendait pas à de tels chiffres « . De novembre 2007 à juin 2008, à l’initiative des distributeurs de films, l’organisme a surveillé quotidiennement le trafic depuis la France vers les réseaux situés à l’étranger, permettant d’effectuer les téléchargements illégaux via le P2P. L’observation a porté sur les 100 premiers films piratés français et étrangers, représentant 90% des téléchargements. Et les chiffres sont sans appel : en décembre, 536.000 actes quotidiens de piratages de films ont été observés, un chiffre record précise l’étude; la moyenne quotidienne oscillant aux alentours de 450.000 téléchargements. Quant à la moyenne mensuelle, elle dépasse les 14 millions, mais elle concerne uniquement des oeuvres ayant au moins une piste française (audio et / ou en sous-titrages).

Les Ch’tis dans le peloton de tête des films français

Ce n’est pas vraiment une surprise vu le succès du film et ses plus de 20 millions de spectateurs : Bienvenue chez les Ch’tis est en tête des films français les plus piratés, avec une moyenne à 9800 téléchargements quotidiens. Une disponibilité quasi immédiate d’ailleurs : le film a été relevé sur le réseau P2P dès le 5 mars, soit à peine 4 jours après sa sortie nationale. Sur la seconde marche du podium des films français les plus piratés figure le Persepolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud; suivi par La Môme et Disco.

Les films américains très convoités

Ce sont toutefois les films américains qui se taillent la part du lion, avec une moyenne quotidienne à 20.000 téléchargements. Figure en tête le Iron Man de Jon Favreau, avec à ses côtés Jumper ou encore Cleaner.  » La piraterie des films nécessite des mesures appropriées urgentes «  précise Frédéric Delacroix, ajoutant que le projet de loi proposé par la ministre de la Culture, Christine Albanel, pourrait être une solution. Rappelons que ce projet si décrié par ses détracteurs, a été présenté mi-juin en Conseil des ministres.

 


Un commentaire

  1. Lefeuvre dit :

    Excéder par le battage des médias autour du téléchargement illégal, des réflexions ne viennent a l’esprit.
    Il est évident que de spolier un créateur des revenus de son travail ne soit pas très juste. Tout le monde est d’accord.
    Mais avant de créer une loi, ne convient il pas de distinguer les différents types de téléchargements et de téléchargeurs.
    Pourquoi rendre illégal le téléchargement d’une œuvre que j’ai acheté légalement il y a 20 ou 30 ans et dont j’ai déjà payé les droits mais dont le support maintenant obsolète (vinyle ou bandes magnétiques) m’en interdise la lecture. Sachant que pour la grande majorité des ces œuvres elles sont introuvable légalement en CD ou DVD.
    On nous dit que le téléchargement illégal nuit gravement à la création. Soit, mais alors ai-je le droit de télécharger les œuvres des auteurs et interprètes décédés. En téléchargeant du George Brassens, Tino Rossi, François Truffaut ou Méliès, je voudrais que l’on m’explique dans quelle mesure ca va nuire à leur créativité.
    A partir de quel somme gagnée, la création est elle possible ou facilité.
    Y a-t-il des auteurs qui ont besoin de plus d’argent pour créer, grave problème chaque auteur ne percevant pas la même somme.
    Je me souviens d’avoir lu que l’auteur de « born to be alive » (piraté à l’extrême) perçoit avec les droits de cette chanson la somme de 1500 euros par jour. Et pourtant nous n’avons jamais entendu ses autres créations, s’il y en a.
    Mais peut être que certains téléchargements ne nuisent a personne, auquel cas il serait bons de nous le dire.
    Peut-on m’expliquer la différence de légalité entre un téléchargement effectué sur internet et un autre à partir de mon poste de télé ou de radio.
    N’est il pas étonnant que le film français qui ait été le plus piraté soit celui qui a fait le plus d’entrées dans les salles, n’est il pas étonnant que l’un des plus grands chanteurs français piraté n’ai qu’une envie, celle de résider a l’étranger pour ne pas payer d’impôts sur la fortune.
    Le vrai problème n’est pas un problème de créativité, la plupart des grands peintres et compositeurs n’ont-ils pas vécu dans la misère, mais plutôt un problème de gros sous.
    Il faut protéger au nom de la loi, les revenus des gens du show bise qui eux se croient au dessus des lois, on ne compte plus leurs faits et méfaits (saccage d’hôtel, coups et blessure, usage de stupéfiants, alcoolisme, dissimulation de revenus etc..) pour nous donner des leçons, il faudrait qu’ils soient, eux, déjà un peu plus irréprochables.
    Et peut être avant de faire la chasse aux « pirates sur internet » il serait plus utiles d’y chasser les pédophiles, terroristes et autre créateurs de virus et pop up qui polluent la vie des honnêtes gens.
    En guise de conclusion, il faudrait peut être :
    - Autoriser le téléchargement d’œuvres dont on en a déjà payer les droits
    - Autoriser le téléchargement d’œuvres dont les auteurs ou interprètes sont morts depuis un certain temps.
    - Autoriser les téléchargements d’œuvres qui ont assez rapporté d’argent pour permettre à leurs auteurs de créer encore.
    - Demander de rendre des comptes aux auteurs sur leurs créations réalisées avec l’argent perçu par les ventes légales.

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