Archive pour 25 mars, 2008

Critique de  » 3H10 to Yuma « 

Source CinémaFrance ! ! !

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Lorsque Gladiator affronte Batman cela donne 3h10 pour Yuma, remake d’un grand classique du western des années 60 mis en scène par le réalisateur de Walk the line.

http://www.dailymotion.com/video/x4t85m

Le western est depuis longtemps tombé en décrépitude à Hollywood, malgré quelques belles tentatives pour le relancer comme Impitoyable ou bien encore plus récemment Open Range. Une chose est sûre, ce 3h10 pour Yuma est à placer dans le haut du panier. James Mangold parvient en effet à donner une nouvelle fraîcheur au genre, avec un certain sensationnalisme au niveau du spectacle, mais conserve tout de même un grand classicisme en respectant parfaitement les codes du genre. Basé comme évoqué précédemment sur un film du même nom sorti dans les années 60, le scénario de la version 2008 a su prendre les éléments les plus pertinents et adapté le reste pour le rendre plus conforme aux attentes des spectateurs actuels.Vous rêviez de voir le général Maximus opposé au justicier de Gotham City, et bien James Mangold l’a fait, ou il a tout du moins réuni leurs interprètes devant sa caméra pour un duel au sommet. Russell Crowe est en effet Ben Wade, dangereux hors-la-loi dépouillant sans vergogne les transports de fond de la compagnie des chemins de fer. Christian Bale est quant à lui Dan Evans, modeste fermier à la jambe estropiée suite à la guerre de sécession où il servit pour les Nordistes. Les destins des deux hommes se retrouvent liés lorsque Ben Wade est appréhendé et que Dan Evans se porte volontaire pour le mener à la gare de Contention afin de le mettre dans le train-prison de 3h10, à destination du pénitencier de Yuma. Commence alors pour les deux hommes que tout oppose un périple de 72 heures où ils vont devoir affronter divers dangers comme traverser des territoires indiens, se heurter aux autorités d’un village minier qui souhaitent en finir directement avec le criminel, sans oublier les complices de Wade menés par le psychotique Charlie Prince, prêt à tout pour libérer son chef.

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Ainsi le personnage de Will, le fils de Dan, prend une part plus importante dans l’histoire, permettant ainsi d’approfondir la relation entre les deux protagonistes principaux qui font de l’enfant un de leur centre de discussion et un élément déclencheur de la tension qui existe entre eux. D’ailleurs le scénario parvient à mettre en exergue la relation plus qu’ambiguë qui se crée entre Evans et Wade durant les 72 heures qu’ils passent ensemble. On peut faire un parallèle avec Heat où les deux personnages nouent une relation teinté de respect mutuel, dans 3h10 pour Yuma cela va presque à de l’amitié vu qu’ils passent les trois quarts du film ensemble. Il est intéressant de voir la manière dont évoluent les deux personnages, qui chacun de leur côté envient une partie de la vie de l’autre. Wade voit chez Evans la famille et l’affection qu’il n’aura jamais à cause de la vie qui est la sienne, tandis que Dan donnerait tout pour le courage et l’admiration que suscite le truand auprès de son fils.

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3h10 pour Yuma, comme l’indique le titre, est une heure fatidique, ainsi à aucun moment on a le temps de s’ennuyer durant les 115 minutes du métrage qui se construit comme une course contre la montre où l’action a la part belle : attaque musclée de diligence, duel au pistolet, fusillade générale en pleine rue, tout y est comme aux plus glorieuses heures du western et le tout avec style et soutenu par une bande son signée Marco Beltrami qui mérite largement sa nomination aux oscars.

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En sus du spectacle, ce qui confère une dimension supplémentaire à 3h10 pour Yuma c’est son duo star. Russell Crowe est flamboyant en gangster érudit, redoutable tueur, mais dans lequel on décèle un part d’humanité. Christian Bale apporte toute sa retenue à un héros qui l’est malgré lui, qui cherche à regagner l’estime des siens après avoir trop longtemps compté sur les autres pour que sa vie change. Grâce à ces acteurs, aucun des deux personnages n’est vraiment ce qu’il semble être de prime à bord, chacun ayant sa part d’ombre et de lumière.

Un duel charismatique qui tient toutes ses promesses pour deux acteurs au sommet. Si tous les westerns étaient comme celui-là, le genre ne serait pas si rare. ( C. Wake ^^ )