LA critique de  » Diray of the dead  »

Diary of the dead ! ! !

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 Critique DvdRama ( n’ayant pas vu le film )

Alors que Land of the dead l’avait remis sur le devant de la scène tout en décevant les fans de toujours, la faute à un film certes de qualité et techniquement maîtrisé mais surtout thématiquement creux, George A. Romero revient au travers d’une oeuvre plus modeste mais plus pertinente, qui relancera sans aucun doute l’éternel conflit entre les adeptes du film grand spectacle et ceux du pamphlet camouflé en série B gore. A la rédaction, on a vite fait notre choix…

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http://www.dailymotion.com/video/x40iec

Un film de George A. Romero avec Shawn Roberts, Megan Park
Date de sortie : 23 avril 2008

 

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Ce Diary of the dead ne s’inscrit de toute façon pas dans une logique de suite directe à la quadrilogie qui a offert au réalisateur la réputation et le prestige qui lui sont dus. Au contraire, il s’agit plus d’un nouveau départ, d’une nouvelle envie de la part de Romero de montrer que non seulement il est celui à l’origine de tout mais qu’il est le plus apte à offrir aux morts un véritable sens. Et comme à l’accoutumée, tout ce fera dans la plus pure tradition Romerienne.

Alors que le film semble emprunter le chemin de la vue subjective comme l’indique la tendance actuelle -dont le film en tirant le plus de qualité est sans aucun doute REC-, Romero emploie cette méthode non pas pour terroriser, ni pour tenter de faire croire à l’incroyable façon Cloverfield mais bel et bien pour dénoncer et il faut le reconnaître, il s’en tire avec beaucoup plus d’honneur que le malheureusement très moyen Redacted

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L’amorce du film est du coup à la fois un point fort mais aussi un point faible, qui heureusement ne fera jamais tomber l’ensemble : pour excuser cette vision à la première personne, Romero à la bonne idée de ne pas nous montrer son film mais le film d’un autre, celui de Jason Creed, jeune réalisateur dont les bobines qui s’écoulent marquent la fin de ses études en école de cinéma.

En effet, le seul générique qu’aura le public sera celui du film de Creed dont une voix off nous annonce fièrement qu’ils étaient en train de tourner un film fantastique lorsque le réveil brutal des morts a eu lieu et que pour des raisons de crédibilité et dans le but de rendre le tout un petit peu plus passionnant, les rushs ont été montés et une musique additionnelle a été ajoutée…

 Romero se démarque ainsi directement du côté amateur et maladroit de certains plans, de certaines séquences qui peuvent faire décrocher le spectateur ( fini le côté « je filme tout  » à la Cloverfield dont le ridicule pouvait faire sourire, dans le film de Creed, seul le plus impressionnant a été volontairement gardé au montage…) et c’est justement par la recherche systématique, de la part du jeune documentariste et de son équipe, de plans impressionnants, de violence plus ou moins gratuite et de sensationnalisme à tout va que Romero au travers de ce film scolaire opportuniste nous interroge directement sur notre fascination maladive vis à vis des images, sur la banalisation de la haine et de la violence et sur notre intolérance grandissante envers l’autre…

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Sous couvert de cette histoire de zombie, Romero revient donc plus vigoureux que jamais lorsqu’il s’agit de frapper là où ça fait bien mal. Car si la motivation des différents personnages reste dans l’ensemble assez primitive et peu originale, l’instinct de survie remontant à grand pas, celle de Jason Creed, vivement encouragé par son professeur, n’en est pas moins malsaine et paradoxalement humaine. Creed veut montrer. Il veut dévoiler ce qui n’a jamais été dévoilé et être le réalisateur d’une nouvelle ère. Littéralement armé de sa caméra, il voit en cette nouvelle extinction une manière de se faire connaître et va rechercher ce qu’un acteur ne peut donner, à savoir la vérité, l’étudiant en cinéma étant en quête permanente d’un moment de vie à filmer même s’il s’agit des dernières secondes de l’une de ses amis.

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Romero se lance alors, conscient que l’image est une arme bien plus redoutable que le flingue, dans un pamphlet à la fois en la faveur d’un cinéma de divertissement et s’affirme plus que jamais contre la manipulation des masses au travers des médias qu’ils soient informatifs ou fictifs, posant à nouveau le spectateur face à ses propres responsabilités et son libre arbitre exactement comme il le faisait dans Dawn of the Dead et cette dénonciation de la société de consommation. Drôle de situation que de voir certains personnages acceptant de tuer à tour de bras plutôt que de filmer et alors que l’un des personnages, après s’être débarrassé d’un zombie, s’offusque du fait que finalement ce qui l’a choqué dans l’acte assassin n’est pas de l’avoir fait mais que cela ait été si facile, un autre lui tend la caméra lui expliquant que filmer le sera alors encore plus… Cette colère chez Romero se fait donc encore une fois entendre et c’est la première fois depuis l’opus matriciel qu’était la Nuit des Morts Vivants que le film se termine par une fin relativement pessimiste non pas dans sa forme mais bel et bien dans son fond.

http://www.dailymotion.com/video/x4dfiw

 


2 commentaires

  1. PitouWH dit :

    Si tout se passe bien, je vais le voir mercredi en projection-presse ! Yeeeaaah !!!

  2. Sébastien dit :

    donne moi tes filons pitowh
    comment on peux faire????????????????????

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