L’encyclopédie du savoir Relatif et Absolu … par Bernard Werber ! ! !

Palindome :

 » Dis beau lama t’as mal au bide ?  » et   » élu par cette crapule  » sont des palindromes. On peut les lire dans les deux sens. Si on enregistre une de ces deux phrases et qu’on passe à l’envers avec un magnétophone, on entend la même phrase qu’à l’endroit.

 

Insulte :

Il est intéressant de connaître les étymologies des insultes. Souvent, elles sont moins péjoratives qu’on ne le pense. En voici  quelques exemples.

Idiot : signifie particulier, différent des autres. D’où le mot «  idiome « , qui est une particularité d’une langue.

Imbécile : vient du préfixe Bacillum, qui signifie  » sans soutien, sans tabou « . L’imbécile est celui qui ne marche pas d’une manière assurée car il ne s’aide pas de béquille, mais au moins il ne s’appuie sur personne. En fait, un imbécile est une personne autonome qui n’utilise pas de soutien extérieur pour avancer.

Stupide : du latin stupidus. Qui signifie  » étonné, frappé de stupeur « . Le stupide est celui qui s’étonne de tout. Donc qui a conservé sa capacité d’émerveillement face à la nouveauté. Il est le contraire du blasé.

 

Trinquer :

Trinquer est une tradition franque. En trinquant chacun devait faire tomber une goutte de son verre dans celui de l’autre. On lui prouvait ainsi qu’on n’y avait introduit de poison. Plus on tapait fort, plus il y avait de chance d’échanger un peu de son vin en le répandant et donc plus on était considéré comme honnête.

 

Je ne sais pas ce qui est bon et ce qui est mauvais : 

( petit conte zen ) Un fermier reçoit un cadeau pour son fils un cheval blanc. Son voisin vient vers lui et lui dit  » Vous avez beaucoup de chance. Ce n’est pas à moi que quelqu’un offrirait un aussi beau cheval blanc !  » Le fermier répond:  » Je ne sais si c’est une bonne ou une mauvaise chose… »

Plus tard le fils du fermier monte le cheval et celui-ci rue et éjecte son cavalier. LE fils du fermier se brise la jambe.   » Oh, quelle horreur ! dit le voisin . Vous aviez raison de dire que cela pouvait être une mauvaise chose. Assurément, celui qui vous a offert ce cheval l’a fait exprès pour vous nuire. Maintenant votre fils est estropié à vie !  » Le fermeier ne semble pas gêné outre mesure.  » Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose « , lance-t-il.

Là-dessus la guerre éclate et tous les jeunes sont mobilisés sauf celui du fermier avec sa jambe brisé. Le voisin revient alors et dit  » Votre fils sera le seul du village à ne pas partir à la guerre, assurément il a beaucoup de chance.  » Et le fermier de répéter  » Je ne sais aps si c’est une bonne ou une mauvaise chose « .