L’encyclopédie du savoir Relatif et Absolu … par Bernard Werber ! ! !

Masochisme :

A l’origine du masochisme il y a une crainte d’un évenement douloureux à venir. L’humain redoute parce qu’il se sait pas quand il surviendra et de quelle intensité il sera. Le masochiste a compris qu’une façon de réduire cette peur était de provoquer lui-même l’événement pénible. Ainsi au moins il saura quand et comment il arrivera. Le problème c’est quand suscitant lui-même l’événement redouté, le masochiste découvre qu’il contrôle enfin sa vie. Il est capable de décider quand, comment, pourquoi et de qui lui arrivent des malheurs. Il est alors envahi d’une volonté de tout contrôler. Il provoque tout ce qui lui fait peur afin de s’assurer qu’il ne sera pas surpris.

Plus se masochiste se torture lui-même, moins il a l’impression d’être ballotté par un destin qui le dépasse. Et mieux il peut mesurer sa force. Car il sait que les autres ne pourront pas égaler en intensité douloureuse ce qu’il s’inflige lui-même. Il n’a donc plus rien à craindre de la vie. Plus il augmente sa douleur plus le masochiste se pénètre d’une sensation de contrôle total de son futur. Pas étonnant que nombre de dirigeants et de personnes de pouvoir soient coutumiers de ce genre de fantasmes. Cependant, il y a un prix à payer. A force de lier la notion de souffrance à la notion de maîtrise de sa vie, le masochiste perd la notion de plaisir. Il est amené à devenir anti-hédoniste. C’est-à-dire qu’il ne souhaite plus recevoir de satisfactions, il demeure uniquement en quete de nouvelles épreuves de plus en plus difficiles.

Turing :

Destin étrange que celui d’Alan Mathison Turing, né à Londres en 1912. Enfant solitaire à la scolarité médiocre, il est obsédé par les mathématiques qu’il porte à un niveau presque métaphysiques. A vingt ans, il esquisse les ébauches de conceptions d’ordinateurs en les représentant le plus souvent comme des êtres humains dont chaques calculateur serait un organe.

Lorsque arrive la Seconde Guerre Mondiale, il met au point une calculatrice automatique qui permet aux Alliés de décrypter les messages codés par la machine  » Enigma  » nazie.

Grâce à son invention, on sait dorénavant où sont prévus les prochains bombardements et des milliers de vies humaines sont ainsi préservées.

Quand John von Neumann met au point aux Etats-Unis le concept  d’ordianteur physique, Turing, lui, élabore le concept d’ « intelligence artificielle « . En 1950, il rédige un essai qui fera référence: Les machines peuvent-elles penser ? Il a pour grande ambition de doter la machine d’un esprit humain. Il estime qu’en observant le vivant, il trouvera la clef de la parfaite machine à penser.

Turing introduit une notion nouvelle pour l’époque et pour l’informatique, la  » sexualité de la pensée « .Il invente des jeux tests où le but est de distinguer un esprit masculin d’un esprit féminim. Turing affirme que l’esprit féminin se caractérise par l’absence de stratégie. Sa misogynie ne lui vaut pas que des amis et explique qu’il soit quelque peu tombé dans l’oubli.

Il entretient un fantasme pour l’avenir de l’humanité : la parthénigenèse, c’est à dire la reproduction  sans la fécondation. En 1951, un tribunal le condamne pour homosexualité. il doit choisir entre la prison et la castration chimique. Il opte pour la seconde et subit un traitement à base d’hormones féminines. Les injections ont pour effet de le rendre impuissant et de le doter d’un début de poitrine.

Le 7 Juin 1954, Turing met fin à ses jours en consommants un pomme macérée dans du cyanure. Cette idée lui aurait été inspirée par le dessin animé de Blanche-Neige. Il laissa une note expliquant que puisque la société l’avait contrain à se transformer en femme, il choississait de mourir comme aurait pu le faire la plus pure d’entre elles.

 

Stratégie d ‘Alynski :

En 1970, Saul Alynski, agitateur hippie et figure du mouvement étudiant américain, publia un manuel enonçant dix règles pratiques pour mener à bien une révolution.

1. Le pouvoir n’est pas ce que vous possédez mais ce que votre adversaire s’imagine que vous possédez.

2.Sortez du champ d’expérience de votre adversaire. Inventez de nouveaux terrains de lutte dont il ignore encore le mode de conduite.

3. Combattez l’ennemi avec ses propres armes. Utilisez pour l’attaquer les éléments de son propre code de références.

4. Lors d’une confrontation verbale, l’humour constitue l’arme la plus efficace. Si l’on parvient à ridiculiser ou, mieux, à contraindre l’adversaire à se ridiculiser lui-même, il lui devient trés difficle de remonter au créneau.

5. Une tactique ne doit jamais devenir une routine, surtout lorsqu’elle fonctionne. Répétez la à plusieurs reprises pour en mesurer la force et les limites, puis changez-en. Quitte à adopter une tactique exactement inverse.

6. Maintenez l’adversaire sur la défensive. Il ne doit jamais se dire :  » Bon , je dispose d’un répit, profitons-en pour nous réorganiser  » On doit utiliser tous les éléments extérieurs possibles pour maintenir la pression.

7. Ne jamais bluffer si on a pas les moyens de passer aux actes. Sinon, on perd toute crédibilité.

8. Les handicaps apparants peuvent devenir les meilleurs atouts. Il faut revendiquer chacunes de ses spécificités comme une force et non comme une faiblesse.

9. Se focaliser sur la cible et ne pas en changer pendant la bataille. Il faut que cette cible soit la plus petite, la plus précise et la plus représentative possible.

10. Si on obtient la victoire, il faut être capable de l’assumer et d’occuper le terrain. Si l’on n’a rien à proposer, il ne sert à rien de renverser le pouvoir en place.

 


2 commentaires

  1. Syou Plé dit :

    Masochisme :

    Ce n’est pas bête du tout comme raisonnement. J’imagine que cela a été plus ou moins prouvé. A vrai dire c’est assez logique.

    Cela dit, il y a une chose qui est étrange, c’est quand on fait le lien entre les phobiques de la pulsion, qui peut-être toute sorte de pulsion.
    Ils pourraient rentrer dans le même schéma type, mais pourtant, ne le font pas. Il paraîtrait que ce soit jamais arrivé. J’en ai moi-même souffert, et je ne crois pas en être guéri totalement, de ces pulsions, mais jamais je ne l’aurais fait.

    En même temps c’est sans doute autre chose, de part le système de pensée car la pulsion est aussi avoir peur, pour certains, de commettre des choses horribles aux autres, et pas forcément envers soi-même. Il y a une différence d’intensité et de personne touchées par ses douleurs je pense.

    Turing :

    Le destin Alan Mathison Turing est étrange. Il semblait prédestiné à une vie des plus nobles, et la société n’a pu tolérer ses frasques et l’a rejeté.

    A ce propos, je ne savais pas que l’homosexualité était condamné à ce point là avant, dans certains pays au moins.

    Homme apparemment doté d’une grande intelligence avec une fin assez tragique pour tomber dans l’oublie.

    Stratégie d’Alynski :

    La fin est pas mal.

    On lit tout ça, et au final on se dit qu’on ne peut pas forcément changer quoi que ce soit, parce qu’on ignore pouvoir faire mieux. Lol !

  2. cédric dit :

    oui la théorie sur le masochisme a été prouvé.
    et tu n’as encore rien vu pour l’homosexualité. Elle est enccore en 2008 condamné a mort dans 8 pays.
    Et pour la stratégie révolutionaire, un conseil : faite la dans un lycée ! CF:révolution des fourmis AlbinMichel

    PS : si tu tiens à faire la révolution des fourmis apelle moi, je n’ais pas encore 30 ans !

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