L’encyclopédie du savoir Relatif et Absolu … par Bernard Werber ! ! !

Nombre d’or :

Le nombre d’or est un rapport précis grâce auquel on peut construire, peindre, sculpter en enrichissant son oeuvre d’une force cachée. A partir de ce nombre ont été construits la pyramide de Chéops, le temple de Salomon, le Parthéon et la plupart des églises romanes. Beaucoup de tableaux de la Renaissance respectent eux aussi cette proportion. On dit que tout ce qui est bâti sans respecter quelque part cette proportion finit par s’effondrer.

On calcule ce nombre d’or de la manière suivante : (1+√5) / 2 = 1,618033988

Tel est le secret millénaire. Ce nombre n’est pas qu’un pur produit de l’imagination humaine. Il se vérifie aussi dans la nature. C’est par exemple le rapport d’écartement entre les feuilles des arbres afin d’éviter que, mutuellement, elles ne se fassent de l’ombre. C’est aussi le nombre qui définit l’emplacement du nombril par rapport à l’ensemble du corps humain.

 

Conscience du futur :

Qu’est ce qui différencie l’homme des autres espèces animales ? Le fait de posséder un pouce opposables aux autres doigts de la main ? Le language ? Le cerveau hypertrophié ? La position verticale ? Peut-être est-ce tout simplement la conscience du futur. Tous les animaux vivent dans le présent et la passé. Ils analysent ce qui survient et le comparent avec ce qu’ils ont déjà expérimenté.

Par contre l’homme, lui, tente de prévoir ce qui se passera. Cette disposition à apprivoiser le futur est sans doute apparue quand l’homme, au néolithique, a commencé à s’intéresser à l’agriculture. Il renonçait dès lors à la cueillette et à la chasse, sources de nourritures àléatoires, pour prévoir les récoltes futures. Il était désormais logique que la vision du futur devienne subjective et donc différente pour chaque être humain. Les humains se sont donc mis tout naturellement à élaborer un language pour décrire ces futurs. Avec la conscience du futur est né le language qui le décrirait. Les langues anciennes disposaient de peu de mots et d’une grammaire simpliste pour parler du futur alors que les langues modernes ne cessent d’affiner cette grammaire.

 

Paradoxe d’Épiménide :

A elle seule, la phrase  » cette phrase est fausse  » constitue le paradoxe d’Épiménide. Quelle phrase est fausse ? Cette phrase. Si je dis qu’elle est fausse, je dis la vérité. Donc elle n’est pas fausse. Donc elle est vraie. La phrase renvoie à son propre reflet inversé. Et c’est sans FIN.