Gerardmer 15ème édition ! ! !

Le festival du film fantastique ! ! !

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Malgré une qualité en dents de scie, la sélection filmique a su se renouveler avec efficacité à mesure des années, et rameuter toujours plus de fans du gore qui tache. Déjà, l’année 2007 avait marqué le retour de Fantastic’Arts sur le devant de la scène festivalière française, avec une compétition qui se démarquait par ses choix audacieux. Au détour des quatre salles de projection, on y croisait avec délice des productions venues de tous les pays du monde, entre horreur au premier degré et comédies grinçantes à souhaits.

Plus resserré géographiquement, le cru 2008 n’en promettait pas moins quelques sensations fortes. Le thème de l’année était déjà tout un programme : « Les métamorphoses du réel » avec, à la clé, une rétrospective des meilleurs films sur le sujet, de « 
La Féline «  à « 
La Mouche « . Il était clair désormais que Fantastic’Arts, festival éminemment sympathique mais sans ampleur, chercherait cette année à se métamorphoser définitivement en grand rendez-vous du cinéma fantastique.

Le Jury : A commencer par la (brève) cérémonie d’ouverture où se pressaient les membres très attendus du Jury longs-métrages, réunis sous la dénomination de  »Maîtres du genre ». Présidés par un Stuart Gordon à la mesure de sa réputation, pape de l’horreur à petit budget et grand cinéphile dans l’absolu, les jurés affichaient avec gourmandise leurs noms prestigieux : Sean S. Cunningham, réalisateur du premier (et culte)  » Vendredi 13  »  et producteur habitué des séries B ; Ruggero Deodato, connu pour ses bucoliques pellicules cannibales (  » Cannibal Holocaust « , entre autres festins morbides) ; Jess Franco, prolifique auteur de films Bis espagnols aux titres savoureux ; Juraj Herz, réalisateur et scénariste tchèque ; Kristanna Loken, qui incarnait la méchante robotisée de «  Terminator 3 «  ; l’anglais Neil Marshall, qu’on ne présente plus à ceux qui se sont mordus les ongles devant son oppressant  » The Descent  » ; Takashi Shimizu, célébrissime metteur en scène des deux  » The Grudge «  (ainsi que de leurs remakes américaine) ; Jake West, réalisateur débarqué du Royaume-Uni et qui ressemble à s’y méprendre à un membre des Sex Pistols ; enfin, Nicolas Winding Refn, qui en a calmé plus d’un avec sa trilogie  » Pusher « , preuve en images que le cinéma danois existe bel et bien.

Ouverture : Premier caviar d’une sélection riche en mets goûteux, le mystérieux  » Cloverfield «  était présenté en séance d’ouverture. Pour ceux qui ont passé ces six derniers mois dans un igloo, rappelons que ce  » Cloverfield «  est le film qui a créé le plus gros buzz sur
la Toile depuis, en gros,  » Le projet Blair Witch « . Les points communs entre les deux films ne s’arrêtent d’ailleurs pas là : scénario qui va droit au but, filmage caméra à l’épaule, esthétique proche du documentaire ou du jeu vidéo en vue subjective, empathie totale avec les protagonistes… A ceci près que Matt Reeves, réalisateur du film, a complètement assimilé l’esthétique du  » Projet Blair Witch «  et parvient à en faire quelque chose de plus efficace et de plus profond. L’effet est saisissant. Long-métrage proclamé « le plus attendu du début d’année 2008″, Cloverfield a profité de la notoriété de son producteur J.J. Abrams, connu pour sa série choc  » Alias  » et pour le surprenant  » Mission Impossible 3 « . Ce qui fait de ce film de monstres « vu de l’intérieur » la production la plus excitante de ces dernières années. Le résultat est-il à la hauteur des attentes ? Il suffisait, ce mercredi soir, de voir les réactions du public géromois pour se convaincre que, sans doute, le simulacre fonctionne à plein. ( Source allociné ).